Avignon 2026 : Fictions avec France Culture

Lectures et créations en partenariat avec France Culture.

Date :  du 6 au 12 juillet (relâche le 9)

Lieu : Cour du musée Calvet - entrée libre

Chaque été, France Culture avec le soutien de la SACD, investit la cour du musée Calvet pour une semaine de lectures, de poésie, de pensée et de créations. En résonnance avec la programmation du Festival d’Avignon, son histoire et les temps fort de cette édition, France Culture met à l’honneur cette année les grandes questions que nous adresse la littérature. 

Comme chaque année, des textes emblématiques seront portés par des actrices et acteurs, accompagnés d’auteurs, de musiciens et d’artistes invités pour l’occasion. 

Lundi 6 juillet – 20h00 : Vous pouvez répéter la question ? 

Questionnaires de Max Frisch
Avec Tiago Rodrigues et la participation artistique du Jeune Théâtre National : Mélodie Adda, Yesükheï Altansetseg, Yassine Douighi, Blanche Plagnol, Sidonie Vilas Boas et Emilie Yili Kang. 
Musique : Arthur B. Gillette. 
Réalisation : Sophie-Aude Picon. 
Extraits du Journal de Max Frisch traduit de l’allemand par Michèle et Jean Tailleur et publié chez Gallimard. 

Pour ouvrir cette semaine sous le signe des questions, quoi de mieux que d’en poser et de tenter d’y répondre ? Les comédiens du Jeune Théâtre National intervieweront Tiago Rodrigues à partir de multiples questions extraites du Journal de Max Frisch. 

Mardi 7 juillet – 11h30 : Des nouvelles de Corée ? 

Lapin maudit de Bora Chung
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National : Séram Borgel, Violette Grimaud, Gwendal Normand et Founémoussou Sissoko. 
Musique : Olivier Longre. 
Réalisation: Baptiste Guiton. 
Traduction du coréen par Han Yumi et Hervé Péjaudier publiée aux éditions Rivages 

Une lampe maléfique en forme de lapin cause la ruine d’une famille. Une femme est terrorisée par une créature née de ses propres déjections. Brouillant les genres, - réalisme magique, fantastique, conte cruel ou horreur corporelle -, des nouvelles coréennes stupéfiantes, à l’imaginaire sans limite, qui offrent une analyse des maux de nos sociétés névrosées. 

Mardi 7 juillet – 20h00 : Quelle est la beauté de la peur, des ténèbres et du Mal ? 

Les Chants de Maldoror de Lautréamont
Avec Micha Lescot. 
Musique : Franck Vigroux. 
Réalisation : Cédric Aussir. 

Un mystère impénétrable enveloppe la vie et l’œuvre d’Isidore Ducasse, mort à 24 ans, qui écrivit sous le pseudonyme de Lautréamont et fut considéré par les surréalistes comme un père spirituel. Œuvre inclassable, épopée de la peur, des ténèbres et du Mal, aux images sublimes et d’une féroce noirceur, Les Chants de Maldoror n’en finissent pas d’exercer sur nous un pouvoir de fascination. Une soirée pensée en écho au spectacle de Julien Gosselin Maldoror, dans la Cour d’honneur. 

Mercredi 8 juillet – 20h00 : Connaissez-vous les dangers du génie ? 

Le Naufragé de Thomas Bernhard 
Avec Jacques Gamblin. 
Musique : Anthony Capelli. 
Réalisation : Baptiste Guiton. 
Adaptation : Pauline Thimonnier. 
Traduction de l’allemand par Bernard Kreiss et publié chez Gallimard. 

Trois pianistes virtuoses - Glenn Gould, le narrateur et Wertheimer - se sont rencontrés dans leur jeunesse. D’emblée, Gould s’est imposé comme un génie, détournant définitivement les deux autres de leur carrière. Alors que le narrateur s’est voué à la rédaction d'un interminable essai sur Gould, Wertheimer s'est engagé sur la voie fatale du "sombreur" jusqu’au suicide. Un soliloque-fleuve impitoyable dont Thomas Bernhard a le secret. 

Vendredi 10 juillet – 11h30 : Parlez-vous plaisir ? 

Le pur et l’impur de Colette. 
Avec Laetitia Dosch et Isaline Prévost Radeff. 
Musique : Adrien Soleiman et Ojard. 
Réalisation : Mélanie Péclat 

Dans cette œuvre publiée en 1932, Colette propose, à travers une galerie de portraits, une réflexion sur « ces plaisirs qu’on nomme, à la légère, physiques ». Au fil de sa langue poétique et sensuelle, on découvrira Charlotte et le mensonge réservé à son jeune amant, la poétesse lesbienne Renée Vivien, ou deux jeunes filles anglaises qui en 1778 s’enfuirent pour vivre ensemble jusqu’à la fin de leurs jours… 

Vendredi 10 juillet – 20h00 : Retour à Gabily ? 

Retour à Gabily
Avec Emmanuelle Béart, Océane Caïraty, Vincent Dedienne et Stanislas Nordey. 
Musique : Olivier Mellano. 
Réalisation : Sophie-Aude Picon.
L’œuvre de Didier-Georges Gabily est publiée chez Actes Sud. Extraits choisis : À tout va, Notes de travail, Violences, Chimère et autres bestioles et Contention

À l’occasion des 30 ans de la mort de Didier-Georges Gabily, auteur dramatique, romancier et directeur du groupe T’chan’G !, une soirée à partir du journal et des notes de travail de cet écrivain précurseur. Une manière de faire découvrir ou redécouvrir une œuvre puissante, exigeante et souvent visionnaire.  Une soirée imaginée avec la complicité de Stanislas Nordey

Samedi 11 juillet – 20h : Ne veux-tu pas de nous, oui, toi ? 

Les Suppliants de Elfriede Jelinek 
Avec Anne-Lise Heimburger. 
Musique : Eve Risser. 
Réalisation : Cédric Aussir. 
Les Suppliants de Elfriede Jelinek, traduit de l’allemand par Magali Jourdan et Mathilde Sobottke, est publié et représenté par L’Arche Editeur et Agence Théâtrale. Extraits choisis par Katia Flouest et Anne-Lise Heimburger.

L’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek récompensée par le prix Nobel de littérature en 2004, n’a de cesse de dénoncer les tares d'une société bourgeoise, conformiste et négligente envers son histoire. En 2013, elle s’inspire des Suppliantes d’Eschyle pour écrire Les Suppliants, en réaction aux agissements des autorités autrichiennes, vis-à-vis des demandeurs d'asile. Cette année-là, des réfugiés occupent une église à Vienne dans l’espoir d’alerter l’opinion publique restée indifférente. 

Dimanche 12 juillet – 20h00 : VOIX D’AUTEURS Vous viendrez dîner ? 

Voix d’auteurs avec la SACD 
Une création originale inédite de et avec Alex Lutz : Des mots et des plats 
Musique : Ricky Hollywood. 
Réalisation : Mélanie Péclat. 

L’acteur, humoriste, metteur en scène, auteur de théâtre, romancier et réalisateur Alex Lutz, clôturera cette semaine de créations au Musée Calvet avec un texte inédit qui nous convie à un dîner mondain où se croiseront les bribes des propos échangés par les convives. Il y incarnera bien sûr tous les rôles !