Festival  d'Avignon

Voix d'auteurs

18 juillet à 20 h, en direct du Musée Calvet sur France Culture

Réalisation Cédric Aussir

Lectures

  • Erzuli Dahomey : déesse de l’amour (mélodrame)
    Jean-René Lemoine
    Avec : Dominique Pinon, Clotilde Ramondou, Aurore James, Denis Boyer, Nicole Dogué, Myriam Tadessé, Jean-Christophe Folly, Thomas Visonneau.
  • Iphigénie (texte inédit)
    par Jean-René Lemoine

Entretien de Jean-René Lemoine avec Laure Adler


Jean-René Lemoine

Jean-René Lemoine est né en 1959 en Haïti. Après un parcours d'acteur, il se consacre essentiellement à l'écriture et à la mise en scène. Ses textes ont obtenu de nombreuses récompenses. Il a été lauréat de l’Association Beaumarchais et de La Villa Médicis hors les murs. Il a également obtenu le Grand Prix de la Critique pour la création de sa première pièce L'Ode à Scarlett O'Hara. Scénariste pour le cinéma et la télévision, il est l'auteur du long métrage Moloch tropical de Raoul Peck (2009) et travaille actuellement sur plusieurs projets de films avec Raoul Peck et Olivier Meyrou. Il a fait paraître L'Adoration  (Lansman Éditeur, 2003), Ecchymose (Les Solitaires Intempestifs, 2005) et Face à la mère (Les Solitaires Intempestifs, 2006).
Jean-René Lemoine a reçu le Prix SACD de la dramaturgie de langue française, pour cette pièce, en 2009.



Erzuli Dahomey : déesse de l’amour
(Editions Les Solitaires Intempestifs)

« Tristan n’aurait pas dû partir. Il n’aurait pas dû aller faire le reporter. Est-ce que c’est une profession, reporter ? Je n’ai pas abandonné le théâtre pour que mes enfants aillent faire les reporters. Et maintenant il disparaît comme tous les reporters et je me retrouve envahie par l’Afrique‚ prise en otage dans ma propre maison‚ harcelée par un fantôme qui n’a même pas la décence de se draper dans un linceul‚ comme les fantômes de bonne famille. »
Jean-René Lemoine nous entraîne dans un tourbillon drolatique en perpétuelle rupture de registre. Dans cette pièce où aucune apparence n'est trompeuse, les placards sont remplis de fantômes, de pères disparus et de fils enfuis ou revenant en spectres, les vivants valsent avec ceux de l’au-delà, et les visions hallucinées se font en créole, fracassant le verrou des temps.
Yan Ciret

Iphigénie (texte inédit)
« Parler à haute voix dans la nuit pour éloigner ces images qui tranchent le sommeil comme des lames de rasoir. Parler à haute voix et ne plus fermer les yeux. Demain, aujourd’hui, tout ira pour le mieux. Peut-être il y aura-t-il du courrier pour moi. J’accompagnerai Electre à sa leçon de piano. Je chanterai. »


Une soirée consacrée à l’écriture contemporaine.

Photo de Jean LarriagaAu commencement était l’innocence, et puis….
 Inconsolable, le poète fait sonner ses mots d’incantations qu’il trouve pour réparer ce forfait. Il convoque tous les tons qui vont du tragique au burlesque et il frappe, osant plonger ses héros amochés dans des transes de survie. Tendu à les délivrer du mal, il lâche révélations, sortilèges, interdits et de très purs exorcismes parce que c’est ainsi, c’est le prix fort à payer pour la délivrance qu’il nous laisse toucher du doigt.
Mais quel étrange calme à la fin.

Jean Larriaga
Administrateur délégué à la radio à la SACD