Festival  d'Avignon

Voix d'auteures

11 juillet à 20 h, en direct du Musée Calvet sur France Culture

Réalisation : Marguerite Gateau

Une soirée consacrée à l’écriture contemporaine.

Photo de Jean LarriagaComme des voix seules en scène
les auteures de ce soir auront des mots qui disent et des mots qui taisent.
Elles trouveront des angles différents pour nous épingler avec une force légère à laquelle on n’est pas habitués.
Auteures à Calvet, moments de grâce, d’esprit, et de directs au Cœur.
Denise, Michèle, Mireille, à vous…

Jean Larriaga
Administrateur délégué à la radio

La voix de Denise Bonal ouvrira cette soirée féminine.

 

Lectures

Majorette ! de Mireille Roussel et Ricardo Munoz, sur une idée de Mireille Roussel

Viviane a douze ans. Elle fait partie des « Saphirs », les majorettes de Ruoms.
Etre majorette dans ce petit village, c’est à peu près ce que l’on peut faire de mieux, c’est être ensemble, c’est apprendre, mais pour Viviane, c’est surtout la possibilité d’un ailleurs. Dans les paillettes de son costume elle trouve les étoiles qui manquent à son paysage.
Viviane a un grand rêve, celui de devenir capitaine du bataillon, la référence, celle qui commande et que tout le monde regarde. Un idéal de perfection !
Coincée dans un village et une famille trop petits pour ses rêves, elle travaille, répète inlassablement les gestes, s’enivre du mouvement de son bâton, en quête de la virtuosité qui lui permettra de prendre la place de Françoise, l’actuelle capitaine, le moment venu.
Des doutes de l’adolescence aux succès des défilés, de la compétition entre filles aux sourires des garçons, Viviane est portée par cette volonté de se dépasser, ce moteur pour échapper à un quotidien qui ne lui laisse pas de place.

Les saules pleureurs sont des fleurs (mais ils ne le savent pas) de Michèle Guigon

Un texte qui parlera de la vie. Ou de la mémoire. Ou peut-être de merci. Ou de ne pas oublier de dire merci à la vie, et aux gens qui la rendent vivable.
Voilà.
Mais puisque la vie est imprévisible, libre, le sujet du texte peut changer, parce que chaque jour est une découverte. Comme la fois où je me suis rendu compte que les saules pleureurs sont des fleurs...
Michèle Guigon s’accompagnera elle-même à l’accordéon.