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Suspension de la vente de la régie publicitaire de France Télévisions : satisfaction de la SACD et de la Scam

La SACD et la SCAM ont pris acte avec satisfaction de la décision du Conseil d’administration de France Télévisions de suspendre la vente de la régie publicitaire au consortium Lov-Publicis.

A leur sens, en l’absence de visibilité sur la disparition totale de la publicité sur les antennes publiques à l’horizon 2012, rien ne justifiait une privatisation hâtive de la régie qui ne préservait d’ailleurs pas des conflits d’intérêts éventuels et qui ne pouvait se prévaloir d’une quelconque pertinence économique.

La SACD et la SCAM estiment en effet que la question de la vente de la régie publicitaire ne peut intervenir sans que des garanties de ressources financières sérieuses et pérennes ne soient apportées par l’Etat et sans qu’un consensus politique large, des députés et des sénateurs, sur la place de la publicité sur le service public n’émerge.

La SACD et la SCAM considèrent qu’un débat politique important s’est ouvert, à l’initiative de nombreux parlementaires, sur l’opportunité de maintenir la publicité sur le service public après l’extinction de la diffusion analogique.

Il va sans dire que les tensions qui pèsent sur les finances publiques, les risques potentiels de remise en cause de la taxe acquittée par les opérateurs télécoms pour financer le service public et l’efficacité d’une régie qui a permis à France Télévisions de retrouver l’équilibre avec trois ans d’avance peuvent plaider pour le maintien de ressources publicitaires en journée qui n’ont, en outre, pas d’impact significatif sur la ligne éditoriale  du service public.

Elles jugent que cette réflexion doit désormais se poursuivre, le cas échéant sous la forme d’une proposition de loi parlementaire, qui permettrait à tous les députés et sénateurs de procéder publiquement à un premier bilan de la réforme et de dessiner pour l’avenir la répartition des ressources destinées à financer le service public.