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Tags : Cinéma

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Réforme des jours interdits de cinéma à la télévision : une réformette sans ambition

La SACD souhaite apporter des clarifications à la suite de la récente signature par France Télévisions d’un accord avec des organisations professionnelles du cinéma lui permettant d’ouvrir une case cinéma sur France 4 le mercredi soir en première partie de soirée.

La SACD a déjà proposé de réviser en profondeur et d’assouplir la réglementation des jours interdits qui rend impossible la diffusion de films de cinéma certains soirs, en particulier sur les chaînes historiques et de la TNT, (mercredi soir, vendredi soir, le samedi et le dimanche avant 20h30).

La SACD conteste en effet la portée et l’anachronisme d’une telle régulation élaborée il y a plus de 30 ans dans un monde dans lequel coexistaient 5 chaînes de télévisions, sans la concurrence de la contrefaçon numérique ni de la vidéo à la demande ni de services étrangers non soumis à ces règles.

Aussi s’étonne-t-elle de la précipitation du Gouvernement à vouloir prendre un décret transposant les dispositions de cet accord avec France Télévisions. La SACD considère que si la démarche d’assouplir les jours interdits va dans le bon sens, elle se révèle en l’occurrence à la fois trop timide et insuffisamment ambitieuse.

A force de multiplier les cas particuliers, comme c’est le cas avec France 4, la réglementation tend aujourd’hui à devenir illisible, incohérente et sophistiquée, sans permettre d’ailleurs de mieux exposer les films à la télévision. Une fois encore, là où une réforme d’envergure s’avère nécessaire, on s’apprête à avaliser une nouvelle exception, contenant des clauses et des conditions très spécifiques.

Pour la SACD, l’urgence n’est pas de miter davantage la réglementation mais d’engager pleinement une réforme des règles relatives à la diffusion du cinéma à la télévision afin d’en favoriser l’exposition, sur toutes les chaînes qui souhaitent prendre de tels engagements éditoriaux.

La SACD appelle les pouvoirs publics à faire preuve de sagacité en soutenant une ambition plus grande à l’égard de la diffusion des films, pour en simplifier les règles plutôt qu’en prêtant sa caution à un énième arrangement professionnel ne concernant qu’une seule chaîne.