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Protection du jeune public : la SACD déplore la procédure de surclassification des films par le CSA

Protection du jeune public : la SACD déplore la procédure de surclassification des films par le CSA

La SACD regrette toutefois que le CSA n’ait pas eu le souci d’associer à ce comité, dont la vocation est d’être diverse et pluraliste, des auteurs et des professionnels de la création audiovisuelle qui ont naturellement un regard sur l’impact des images et des films et sont pleinement concernés par la protection du jeune public.

Elle le regrette d’autant plus que la commission de classification des films au cinéma, présidée actuellement par Sylvie Hubac, repose, elle, sur une composition équilibrée qui n’exclue aucun des professionnels de l’enfance et/ou de l’image et qui permet ainsi d’inscrire les décisions de classification des films au cinéma dans le cadre d’une démarche de concertation démocratique, pluraliste et transparente

Plus généralement, la SACD déplore que le CSA n’ait jamais fait l’effort d’envisager une démarche identique de classification des films à la télévision, dotée des mêmes exigences de transparence et d’expertise.

La SACD considère qu’aucune raison ne justifie que le CSA fasse porter sur les diffuseurs seuls la charge de définir la classification des films, au mépris éventuel de la décision experte prise par la commission de classification lors de la sortie du film en salles et cela sous peine d’un rappel à l’ordre et d’une décision de surclassification prise de manière isolée par le Conseil.

Ni les chaînes ni le CSA ne peuvent avoir la compétence et la légitimité suffisantes pour s’autoriser à reclassifier un film, sauf à vouloir refaire de la classification un outil de censure injuste et arbitraire.

Le renouvellement de son comité d’experts devrait inciter le CSA à entreprendre sans tarder une réforme de la procédure de surclassification des films en révisant sa recommandation du 7 juin 2005 qui l’autorise à imposer des surclassifications, sans discussions pluralistes et sans expertise établie.

Une telle démarche serait d’autant plus logique que La déclassification d’un film exige d’ores et déjà l’intervention expresse de la commission de classification des films.