Création  et  internet

Propositions de la SACD après le vote d’Hadopi

Lors d’un point presse la SACD a donné ses propositions pour lutter efficacement conte le téléchargement illégal en développant une offre numérique étoffée et compétitive.

La SACD a marqué son indignation, lors d’un point presse, face à la manière dont le débat autour de la Loi Création & internet s’est déroulé.
Jacques Fansten, président de la SACD a exprimé « une colère lourde, unanime chez les auteurs » qui se sont sentis méprisés par les accusations d’être des « nantis, manipulés par les majors ». « C’est indigne de la part de certains hommes politiques » a –t-il ajouté.
« Notre colère est partagée par l’immense majorité des artistes ».
Il faut rappeler qu’aucun internaute n’était surveillé, ni espionné : « la seule surveillance installée était une surveillance sur les œuvres, non sur les personnes ».
Réagissant à la décision du Conseil Constitutionnel, Jacques Fansten a déclaré : « Nous aboutissons à un système plus dur que celui que nous avons souhaité ». ce qui a été une « surprise. Même pour les juristes » a rappelé Pascal Rogard, DG de la SACD « C’est une construction juridique qui crée une hiérarchie entre le droit à l’accès à l’internet et le droit d’auteur. Mais le droit d’auteur est une aussi un droit à la liberté d’expression ! ».
Lire le dossier "après Hadopi".
D’autre part, lors de ce point presse, la SACD a rappelé que, pour lutter efficacement contre le téléchargement illégal et la piraterie, il fallait absolument favoriser le développement d’une offre numérique étoffée et compétitive. Elle a réagit aux préconisations du CNC en matière de chronologie des médias que Pascal Rogard a qualifiées « d’atterrantes et d’une autre époque » !
Lire les contre-propositions de la SACD.
La SACD a aussi insisté sur le financement des services de médias audiovisuels à la demande en proposant une migration des ressources publicitaires pour qu’internet, lui aussi, participe au mode de financement du cinéma.
Lire la contribution de la SACD à la Consultation publique sur les services de médias audiovisuels à la demande.