La SACD regrette l’échec total des discussions qui avaient été ouvertes depuis plusieurs mois pour introduire notamment une dérogation au profit des films art et essai qui ne bénéficient pas du financement des chaînes de télévision.
Le souci d’avancer positivement du BLIC, de Canal+, de l’ARP et de la SACD autour d’une proposition qui ne remettait nullement en cause l’économie générale du financement du cinéma s’est malheureusement heurté à l’incapacité de l’ensemble des professionnels du cinéma de parvenir à un consensus.
Le blocage des négociations, associé aux manœuvres de certaines organisations désireuses de repousser tout assouplissement, aboutit à priver ces films de possibilités d’exposition plus rapides qu’offre la vidéo à la demande par abonnement.
Alors que la chronologie des médias est de plus en plus contestée et attaquée en Europe pour sa rigidité, le conservatisme de quelques organisations professionnelles est une tactique très dangereuse qui renforcera tous les adversaires de la chronologie des médias, dont le principe doit pourtant être absolument sauvegardé.
Cette impasse de la concertation met en évidence les limites d’une méthode qui soumet la diffusion des films, et in fine, la liberté d’exploitation des œuvres et d’expression des créateurs uniquement aux desiderata des professionnels.
La SACD réclame une intervention plus prégnante des pouvoirs publics afin de sortir de la paralysie et de l’immobilisme actuels, de créer les conditions nécessaires au développement des offres légales et de faire prévaloir un intérêt général qui ne saurait être l’addition de quelques intérêts, très particuliers.
La SACD étudiera également les moyens à sa disposition pour permettre aux films, et notamment ceux à l’économie la plus fragile, de pouvoir bénéficier des opportunités qu’offrent les supports numériques pour être plus rapidement disponibles et exploitables.











mobile
rss
facebook
dailymotion
youtube