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Tags : Distinction , Humour

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Michel Boujenah célébré par la SACD

Jacques Fansten, président du Conseil d’Administration de la SACD, remettra le 10 décembre à l’acteur, réalisateur et humoriste Michel Boujenah la médaille d’honneur de la SACD.

La médaille d'honneur créée par notre Conseil d’Administration est destinée à saluer des auteurs dont le talent et l’ensemble de l’œuvre honorent la SACD.

La cérémonie se déroulera dans les salons de la SACD en présence de Pascal Rogard, directeur général, Janine Lorente, directrice générale adjointe, et du Conseil d’Administration de la SACD.

Un précurseur du stand-up

Né à Tunis en 1952, Michel Boujenah arrive en France à l’âge de onze ans. Ses origines juives tunisiennes et la nostalgie de son enfance vont tout au long de sa carrière fortement influencer son écriture. Très à l’aise à l’oral, la découverte à l’école du théâtre va agir comme un révélateur. Il s’oriente donc très vite après ses études, vers une carrière artistique. En 1972, il monte sa troupe de théâtre La Grande Cuillère avec Paul Allio et Corinne Atlas et interprète dans des cafés-théâtres des textes qui donnent la parole aux enfants.

 

Quelques années après, Michel Boujenah décide de mettre en scène son histoire réinventée dans plusieurs de ses spectacles, à mi-chemin entre le one-man show et le stand up : Albert ou encore Les Magnifiques, une série de portraits de juifs franco-tunisiens. Dans les années 80, il débute une carrière au cinéma, mais poursuit parallèlement son travail d’écriture avec des spectacles tels que L’Ange gardien (1987), Elle et moi (1991), Le Petit Génie (1994), Mon Monde à Moi (2000) et récemment Enfin Libre (2007).

Un acteur et un réalisateur populaire

Après quelques petits rôles, sa carrière cinématographique prend un tournant en 1984 avec le film Trois hommes et un couffin de Coline Serreau, succès populaire pour lequel il obtient le César du meilleur second rôle masculin. Il alterne par la suite des rôles dans des comédies, Lévy et Goliath (1987) de Gérard Oury ou La Totale ! (1991) de Claude Zidi et dans des drames, Les Misérables (1995) de Claude Lelouch ou encore Le nombril du monde (1992) d’Ariel Zeitoun.

Il réalise en 2003 son premier film Père et fils, une comédie dramatique avec Philippe Noiret, Charles Berling, Bruno Putzulu et Pascal Elbé, son co-scénariste. Ce film remporte un beau succès et l’impose en tant que réalisateur. Il renouvelle l’expérience avec Pascal Elbé pour le film 3 amis en 2007, année durant laquelle il est également nommé directeur artistique du Festival de Ramatuelle, festival populaire qui rend hommage aux arts de la scène. En 2012, il joue dans la pièce Whatever Works, adaptation théâtrale française du film de Woody Allen, métaphore de sa carrière : l’union de la scène et du cinéma soulignée par une écriture drôle, sincère et exigeante.