Cinéma

Le Prix Henri-Jeanson 2013 décerné à Albert Dupontel

Jacques Fansten, président du Conseil d’administration de la SACD a remis le 3 février 2014 le Prix Henri-Jeanson 2013 au réalisateur, scénariste, dialoguiste et comédien Albert Dupontel.

Il lui a été décerné dans les salons de  la SACD, en présence de Pascal Rogard, directeur général, Janine Lorente, directrice générale adjointe et des membres du Conseil d’administration de la SACD, et de quelques anciens lauréats du Prix.

Reportage  Photos

Crédits LN Photographers / SACD

Albert Dupontel,  un Créateur  Vilain et sensible

Né en 1964 dans une famille  de médecins, Albert Dupontel s’oriente dans un premier temps vers des études de médecine. Par goût de la comédie, il abandonne ses études pour suivre au début des années 80 plusieurs formations à l’École du Théâtre national de Chaillot où il étudie pendant deux ans sous la direction d’Antoine Vitez. Il débute ainsi sa carrière de comédien dans des petits rôles comme dans le film de Jacques Rivette La bande des quatre. En 1990, il crée avec Manuel Poirier la série Sales histoires, des histoires brèves pour Canal +. Mais c’est surtout sur scène qu’Albert Dupontel se fait connaître du grand public avec son spectacle Sale spectacle où il s’impose par son originalité et son humour à la fois décalé et féroce.

Il se lance en 1992 dans la réalisation d’un court-métrage Désiré et joue la même année dans le film de Jacques Audiard Un héros très discret pour lequel il reçoit une nomination au César du meilleur second rôle. Éclectique et exigeant, il déploie une grande palette de jeu allant du drame à la comédie dans des univers aussi différents que ceux de James Huth, Michel Deville, Bertrand Blier, Jean-Pierre Jeunet, Gaspar Noé, Nicolas Boukhrief, Cédric Klapisch, Danielle Thompson ou encore récemment Benoît Delépine et Gustave Kervern.

En 1996, son premier film Bernie marque le début avec succès de son itinéraire de réalisateur et scénariste acide, sensible et burlesque. Son insolence et son goût de la provocation en font un digne héritier d’Henri Jeanson, mais aussi des Monty Python, Terry Gilliam et Terry Jones n’hésitant pas à s’inviter dans son univers déjanté. Fidèle à son équipe et soutenu par un public de plus en plus fidèle, suivront Le créateur (1999), Enfermés dehors (2006), Le Vilain (2009) et son dernier film 9 mois ferme en 2013.
Pour ce film il est notamment nommé pour les César du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.

Henri Jeanson (1900-1970) est l’un des plus célèbres dialoguistes du cinéma français. Journaliste, critique, pamphlétaire, scénariste, dialoguiste, auteur de théâtre, pacifiste et anarchiste, il se bâtit dès les années 20 une réputation de polémiste insolent et subversif. Il est l’auteur des dialogues de 80 films dont Pépé le Moko, Entrée des artistes, Fanfan la Tulipe, La Vache et le prisonnier, et bien sûr Hôtel du Nord. Ce Prix a été initié par Claude Marcy, son épouse.

Les précédents Lauréats du Prix Henri-Jeanson :

Jean-François Halin (2012), Pierre Schoeller (2011), Benoît Delépine et Gustave Kervern (2010), Radu Mihaileanu (2009), Cédric Klapisch (2008), Marjane Satrapi (2007), Rachid Bouchareb (2006), Francis Veber (2005), Jean-Loup Dabadie (2004), Denys Arcand (2003), Michel Blanc (2002), Bertrand Blier (2001), Dominik Moll et Gilles Marchand (2000), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (1999), Pascal Bonitzer (1998), Robert Guédiguian et Jean-Louis Milési (1997).