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Interdiction de la publicité sur certains produits alimentaires à la télévision : vives inquiétudes de la SACD

La SACD exprime sa très vive inquiétude à l’heure où le Ministère de la Santé souhaite avancer à marche forcée vers des mesures d’interdiction de la publicité sur certains produits alimen

La SACD exprime sa très vive inquiétude à l’heure où le Ministère de la Santé souhaite avancer à marche forcée vers des mesures d’interdiction de la publicité sur certains produits alimentaires à la télévision.

Regrettant qu’une véritable concertation n’ait été organisée, la SACD rappele que depuis 2004, les diffuseurs et les annonceurs se sont inscrits dans une démarche d’information à caractère sanitaire dès lors qu’il s’agit de messages publicitaires liés à certaines catégories de boissons ou de produits alimentaires qui semble produire des effets très positifs.

S’il est sans doute possible d’encadrer mieux et de renforcer la pédagogie autour des risques liés à des consommations excessives, la SACD juge inefficace, dangereuse et contre-productive toute mesure générale tendant à abolir la publicité sur certains produits alimentaires à la télévision.

En effet, elle est persuadée que la publicité pour ces aliments se reporterait alors sur d’autres supports, et notamment Internet dont les jeunes constituent une large partie des utilisateurs, qui ne sont soumis à aucune obligation et à aucune démarche d’information et de pédagogie. Par la même, la politique d’interdiction ne produirait pas les effets bénéfiques recherchés.

Cette abolition serait d’autant plus regrettable qu’elle ne se fonde sur aucun consensus scientifique ni sur aucun exemple probant à l’étranger. Ainsi, la SACD note qu’en Suède où toute publicité concernant les enfants de 12 ans et moins est interdite, pas moins de 18% des enfants sont atteints d’obésité, un taux similaire à la France ! L’interdiction, qui est identique au Québec, n’empêche pas 27% de la population de connaître des problémes de surpoids ou d’obésité.

A cet égard, la SACD est surprise que le Ministère de la Santé n’axe son action que sur l’impact de la télévision sur la consommation de ces produits alimentaires, sans mesurer l’importance des nombreux autres facteurs explicatifs de l’obésité juvénile (sédentarité, déséquilibre alimentaire, grignotage, manque d’éducation alimentaire..)

Dans ce contexte, la SACD regretterait vivement que l’objectif légitime de lutte contre l’obésité juvénile aboutisse à une décision sans base scientifique sérieuse et consensuelle.

Elle attend des pouvoirs publics, et en particulier des arbitrages qui devront être arrêtées par le Premier Ministre, un pilotage équilibré et serein de ce dossier. 

La SACD juge que la nécessaire réflexion commune sur les meilleurs moyens de renforcer la lutte contre l’obésité ne doit pas avoir pour conséquence d’aboutir à des décisions inefficaces sur le plan sanitaire qui affaibliraient le secteur audiovisuel en général, puisque c’est près de 1,4 milliards d’€ de recettes publicitaires qui se volatiliseraient, et la création audiovisuelle et cinématographique en particulier, puisque son financement est assis en partie sur le chiffre d’affaires publicitaire des diffuseurs.

 

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