Théâtre

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Tags : Camus , Disparition , Théâtre

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50 ans sans Camus

Il y a 50 ans disparaissait Albert Camus mais sa révolte gronde toujours dans son oeuvre

La SACD rend hommage à ce grand auteur pour son engagement sans relâche pour la liberté et la vérité.

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A voir également : le discours de remise du Prix Nobel 1957

Albert Camus, écrivain, dramaturge et philosophe est né en 1913 d’un père ouvrier agricole mort pendant la Grande Guerre et d’une mère presque sourde et analphabète. Il grandit à Alger et obtient son bac en 1932 avant de faire des études de philosophie.
Le Théâtre est sa première passion et son refuge. En 1936, il fonde le théâtre du Travail (puis Théâtre de l’Equipe en 1937) et écrit avec trois amis 'Révolte dans les Asturies' qui sera interdit. En même temps, il commence sa carrière de journaliste et s’installe à Paris où il entre à France Soir en 1940. Durant la guerre, il écrit L’Etranger puis le Mythe de Sisyphe avant deux pièces de théâtre, le Malentendu et Caligula (1941) – œuvres dans lesquelles il expose sa philosophie et les idées qu’il défend.
En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction du journal Combat.

Toute son œuvre est marquée par son engagement politique et social et son idée de révolte qu’il voit comme seule réponse possible à toute réflexion philosophique. Ces notions sont aussi très présentes dans deux de ses pièces, L’Etat de siège (1948) et Les Justes (1949).
Il écrit de nombreux essais comme Réflexion sur la guillotine (1947), L’Homme révolté (1951) ou encore Réflexions sur la peine capitale (1958) dans lesquels il expose ses idées qui sont aussi les thèmes de son travail littéraire comme  La Peste (1947) ou La Chute (1958).
Sa langue et ses idées lui valent de recevoir le Prix Nobel de littérature en 1957 pour l’ensemble de son œuvre.
Le 4 janvier 1960, Albert Camus disparaît brusquement dans un accident de la route.

« Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie ! »
Albert Camus a eu des contacts avec le scène avant d’en avoir avec le journalisme ou le roman. Auteurs de pièces, il a également été l’adaptateur de nombreuses pièces étrangères (: La Dévotion de la croix de Pedro Calderón de la Barca, Un cas intéressant de Dino Buzzati ou encore Requiem pour une nonne de William Faulkner et les possédés de Dostoïevski qu’il a adapté pour le théâtre en 1959) et metteur en scène à plusieurs reprises.
Selon lui « être l’auteur (ou l’adaptateur) et le metteur en scène est la meilleure manière de présenter un spectacle » car alors il existe une véritable unité de ton. Pourtant, le théâtre reste pour lui une véritable œuvre collective.  « Que le théâtre figure la réalisation collective de la pensée d’un seul, voilà qui montre quelle est sa vérité profonde et la réussite qui en est contemporaine ».

Visionnaire sur l’évolution de la création théâtrale, il dira au moment des Possédés qu’avec 20 millions de francs, 33 acteurs, 180 représentations, 26 changements de décors et 3h30 de spectacle, « c’est la dernière entreprise du genre dans un théâtre privé »

Aujourd’hui, la pièce la plus jouée d’Albert Camus reste Caligula, sur les horreurs du totalitarisme et du despotisme. Ses pièces suscitent toujours beaucoup d’intérêt (il est toujours parmi les 50 auteurs français les plus représentés), principalement à l’étranger et plus particulièrement au Japon.

Actualité

France Culture
Jusqu’au 10 janvier, programmation spéciale dédiée à Albert Camus.
Toutes les infos sur le site de France culture.

France Inter
Retrouvez les émissions spéciales du 4 janvier dernier et podcastez-les !

France 2
CAMUS, film de Laurent Jaoui sur les 10 dernières années de l’écrivain avec Stéphane Freiss et Anouk Grinberg. Mercredi 6 janvier à 20h35.

France 5
La Grande Librairie, émission consacrée à Albert Camus suivie de Albert Camus, le journaliste engagé, un documentaire de Joël Calmettes, Jeudi 7 janvier à 20h35.

Bibliothèque  SACD

Couverture Avant-scène théâtre - novembre 1968